Monologue du vagin

MONOLOGUE DU VAGIN VERSION FREAK’X

 

« Les Monologues du vagin (The Vagina Monologues) est une pièce de théâtre d'Eve Ensler, créée en 1996 qui connut un grand succès à Broadway, puis dans le monde entier. Cette pièce est considérée comme un pilier du féminisme. A ce jour, la pièce a été traduite en 26 langues et jouée dans une trentaine de pays, dont la France où la pièce connait toujours un grand succès. La pièce s'articule autour d'interviews de femmes parlant de leur vie sexuelle. »

Source wikipedia.

 

 

Nous avons tous et toutes un lien avec un vagin, que ce soit le notre ou non !

 

Soit on le déteste parce que l’on ne voudrait pas qu’il soit là !

Soit il nous effraie et on y a eu affaire que le jour de notre naissance !

Soit c’est nous qui l’avons désiré et construit, et c’est notre fierté !

Soit nous sommes un homme avec un vagin, soit une femme avec une bite, ou soit bien d’autres genres avec ou non un vagin !

Soit nous sommes néEs avec et peu importe si on l’aime ou pas !

Soit notre vagin est politique !

 

Racontez nous, racontez vous dans un texte, une vidéo etc, votre expérience du vagin, sexuelle, parentale, extra conjugale, conjugale, sociologique, écologique ou tout simplement Freak’x!

 

 

Texte de Violène

Je n'ai pas de vagin.

Pas que j'en soit fière non. Mais la nature m'a faite ainsi, avec une absence de vagin.
J'ai le droit a tout un tas de mots, jamais celui la...Jamais même un mot avec un v dedans...
Pour moi, pas de vagin, pas plus de vulve, d'ovaires....ni de lèvres...
Et je dois faire avec. Je me suis choisie mon prénom moi, avec un joli V majuscule. C'est déjà ca...
Moi, j'ai choisi pour l'instant de ne pas a voir de vagin.
Pour l'instant je dois me contenter de regarder, de caresser, de stimuler, d'aimer le vagin des autres.
Je vénère peut être un peu trop le vagin des autres...
Bon, ca ne m’empêche pas de vivre hein. Mon absence de vagin remplit plutôt bien son office...
Je n'ai pas de vagin, et pourtant, on m'appelle madame...
Je n'ai pas de vagin et pourtant, lorsque je me déshabille, l'autre se rhabille...et s'en va.
Je n'ai pas de vagin, et malgré que je soit femme, les gens disent à cause de cela que je suis un homme.

Quelle horreur, comme si un homme n'était défini que par une absence de vagin.
Absence de vagin. Voila un nom bien curieux pour désigner ce quelque chose.
Je n'ai jamais vraiment désirée ce quelque chose, et pourtant il est la, présent,
Qui sait se rappeler a mon souvenir quand bon lui semble.
J’ai un pénis et j'en suis fière ! ... Lire la suite
Je n'en suis pas fière parce qu'il me donne le droit de dominer celles et ceux qui n'en ont pas
J’en suis fière parce qu'il singularise, il me singularise.
Il fait de moi une femme a part, il fait de moi celle que je suis aujourd'hui
Je ne suis pas une femme ordinaire, il faut bien le reconnaitre.
Je suis trop grande, j'ai une poitrine trop petite, un grand nez, de petites hanches...et un pénis.
ca pourrait prêter à sourire. Mais non, moi ca me singularise, ca génère en moi la force d'être moi même
Dire que j'en ai rêvée de ce vagin c'est paradoxal.
Je commence tout juste à accepter l'idée de ne pas en avoir, à être fière de mon pénis.

Pourtant.
Il parait qu'avec mon absence de vagin, il existe de bons chirurgiens qui pourraient palier à cela.
Il parait.
Et peut être qu'un jour j'aurais mon vagin et je pourrais en être fière de ce vagin que j'ai choisie.
Tout comme je suis fière d'être celle que je suis.

 

Signé clémentine ou Miss V

 

 

Texte de Jean Philippe


Trans-versal, trans-sibérien, trans-parence, trans-cendence...
Un préfixe qui est pour le moins attrayant, qui inspire la latitude, l'amplitude, le voyage... Tout un voyage !

D'un genre à l'autre, d'un genre aux deux, d'un des deux à un troisième, voire un quatrième !

Ça y est ! Transgenre accompli à 20 ans, oui c'est possible ! Moi qui ai souvenir d'ami(e)s d'une quarantaine ou d'une cinquantaine dont les vies n'ont été que des quêtes inaccessibles, commencées et jamais finies, baignées entre deux sexes, plongées dans des crises d'identité destructurantes, laissant le doute s'immiscer, le courage se mourir...

"Selon les Inuits, le sexe du foetus est instable et sujet à transformation. [...] L'humeur du foetus, et son désir de naître et de vivre, sont également sujets à variations."
Bon certes le système inuit est loin d'être impeccable, notamment car le sexe attribue les fonctions (tiens, ça me rappelle quelque chose...)... mais n'empêche que la réflexion sur la transsexualité, ou encore "le troisième sexe social" est lancée depuis longtemps. Paraît-il que des tribus Inuits ont même opté pour le choix de l'identité sexuelle à 18 ans !

Tiens ! Qu'aurais-je choisi à 18 ans ? Aïe ! Ce moment où le questionnement de mon orientation a aussi titillé celui de mon identité... Les deux années qui ont suivi m'ont permis d'expérimenter le changement de sexe... Du travesti caricaturé, à la recherche d'une vraie féminité, j'avoue que l'étrange regard que j'ai fini par porter sur le corps si féminin que je reflétais dans le miroir tout comme celui d'hétérosexuels avertis sur moi m'a fait comprendre que non, j'étais bien un homme !

Mais loin de moi l'idée d'enterrer la femme que j'avais alors sublimée... Mais l'appréhender, la sentir, la cerner... Alors oui, j'ai une féminité affirmée et assumée... Certainement intellectuelle d'ailleurs ! Oui j'aime dire que j'ai un cerveau de femme ! Mais est-ce intrinsèque ou juste un rébellion face aux cerveaux d'hommes que je méprise bien souvent !

Je parle souvent de ce rêve où je me voyais Miss France, fraîchement élue, discourant sur ma victoire en allemand ! Comment renier cette femme ! Belle, gracieuse, intelligente et cultivée ! Quel homme, connaissant ses vices et carences, ne serait pas heureux de disposer de ces atouts-là ? Pas moi pour sûr !

Alors oui ! Je suis un homme ! J'aime mes poils, mon sexe, ma voix, et mes instincts les plus bas, et jamais oh grand jamais je ne souhaiterais changer de sexe (avis aux connaisseurs de plantes carnivores). Mais pour rien au monde je ne renierai ma féminité... Elle est accomplie, ce qui n'est pas le cas certainement de ma masculinité !

Alors comment ne pas comprendre que ce déséquilibre entre les deux genres ne puisse pas pencher de l'autre côté, en opposition au bâti charnel, ou encore finalement s'équilibrer ?

Femmes, hommes, transgenres, mecs trans, shemales, androgynes... Peu importe ! Du moment qu'on sait comment se situe la balance, les portes sont enfin grandes ouvertes sur son prochain !

Mais con ! Son prochain, lui, n'a pas forcément effectué le calibrage !

 

JeanPhy

 

http://equisdos.skyrock.com/

 

 

Texte de Justine

Les Voyelles de mon vagin

 


Mon vagin, parfois poilus et parfois pas !
Mon vagin, il a chaud, il a froid, il se met dans tous ses états.
Moi mon vagin, il aime quand on lui met deux doigts,
Ça l’existe, ça le fait transpirer et il suffit d’allé vite pour qu’il se met à crier!
Mon vagin, les coups de langues il aime ça,
Un peu en haut, un peu en bas.
Et mon clitos Alors !! Faux pas lui donner froid!
Rond comme une bille, il frétille, il frimousse,
réchauffé sous une langue ou encore sous un pouce!
Mon vagin, il aime pas les trucs longs, les trucs fat!
Il préfère qu’on le broute, qu’on le croque c’est ça qui l’éclate !
Et oui mon vagin il fait partie de ceux la !
Celui qu’est pas trop copain avec Paupaul, gros zob et Jano-lapin!
Moi mon vagin si à une verge a converser,
c’est au latex d’un godemiché, un peu mou et un peu dur
Mais ce qu’il préfère c’est le porter avec lui il se sens genrée.
Un peu puissant, tout aussi doux,
Oui de ce jouet, ce sens bercé en luxe, calme et volupté.
Mon vagin il en fait des rencontres,
Et celles qu’il trouve très belle, c’est au contact d’autres minettes, d’autres félines
Aussi Frisés et aussi louches, aussi Folles et aussi Foufs !
Elles se frottent, elles se caressent et ne cherchent du bout des lèvres qu’a s’embrasser.
Ainsi Mon vagin me laissant en suspend, en extase, au délectation de ses plaisirs;
me vois couler l’ancre sur ces phrases qui me portent en ébullition!
Ainsi je laisse la plume des désirs !
Et me rend de ce pas parler à mon vagin !!

 

Texte de Louis

Quand je touche mon torse velu, je me souviens de ceux velu ou non qui ont griffé, égratigné ce vagin entre mes jambes, mon vagin. Ce trou j’en suis fier, seul vestige de mon assignation de naissance avec mes papiers. Mon vagin n’est pas une faiblesse, je suis fort de ce trou qu’on fist, qu’on baise allégrement.

 

Aujourd’hui je suis passé dans le regard des passantes pour le bourreau, l’horrible, l’affreux moi qui ai été des jours la victime de ces mêmes bourreaux pourtant moi aussi j’ai encore peur le soir quand je rentre seul, avec ma barbe et mes pecs.

 

Quelle violence  que de ressentir que pour certaines je suis passé de l’autre coté de la barrière me fait prendre toute mes précautions aujourd’hui quand je veux baiser. Peur qu’elle pense que par un geste ou un mot déplacés je veuille rentrer sans leur consentement dans leur intimité Des précautions que je ne prenais pas du tout lorsque je me revendiquais Butch.

 

De butch je suis passé a FTM, mais dans ce M je ne m’y reconnais pas mais dans le F non plus pourtant mon éducation, la société m’y a placé sans mon accord et aujourd’hui elle voudrait me placer dans ce M, je ne serais jamais un mec bio et n’ai pas envie de le devenir. Ce M je l’aurais quand même sur mon état civil mais je ferais du bruit pour dire que mon identité m’appartient et que c’est à moi de choisir avec quoi et comment je veux me définir selon mes propres critères. Je suis Trans, je ne suis pas un entre deux, non je n’ai pas le vagin entre deux chaises, j’ai choisi ! Je suis beaucoup plus que ce torse velu et ce trou.

 

Et non je ne serais pas encore victime de ce système qui éduque les mecs a être des présumés bourreaux, les meufs des présumées victimes et le reste à être des monstres. Je me bats je ne serais plus jamais une victime ou un monstre.

 

 

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